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À la mémoire de notre civilisation…  2

Dans un million d’années, il ne restera guère de traces de notre passage sur Terre…
La plus tenace de ces traces sera probablement la couche de plastique dont nous avons recouvert le globe. Extraire le pétrole, le transformer en polymères à longue durée de vie et les éparpiller à la surface de la Terre laisse une empreinte qui a des chances d’être plus durable que toutes les autres. Read more

Einstein, lettre à Eric Gutkind, Janvier 1954 (traduction en fin d’article)

… I read a great deal in the last days of your book, and thank you very much for sending it to me. What especially struck me about it was this. With regard to the factual attitude to life and to the human community we have a great deal in common.

… The word God is for me nothing more than the expression and product of human weaknesses, the Bible a collection of honourable, but still primitive legends which are nevertheless pretty childish. No interpretation no matter how subtle can (for me) change this. These subtilised interpretations are highly manifold according to their nature and have almost nothing to do with the original text. For me the Jewish religion like all other religions is an incarnation of the most childish superstitions. And the Jewish people to whom I gladly belong and with whose mentality I have a deep affinity have no different quality for me than all other people. As far as my experience goes, they are also no better than other human groups, although they are protected from the worst cancers by a lack of power. Otherwise I cannot see anything ‘chosen’ about them. Read more

Des Dieux et des Humains…

Il n’existait pas de tradition de saints hommes sur le Causse, mais comme les collines se situaient entre les villes et les montagnes, il y défilait souvent – par beau temps, du moins – une procession de prêtres d’une confession ou d’une autre qui, en échange d’un bon sur le repas ou d’un lit pour la nuit, diffusaient la bonne parole et donnaient aux âmes locales un sérieux coup de brosse à récurer. Dès lors que les prêtres appartenaient à un ordre correct, personne ne se souciait outre mesure de savoir qui était leur dieu tant qu’il – ou parfois « elle », voire « ça » – laissait le soleil et la lune tourner normalement, et qu’il/elle/ça n’exigeait rien de ridicule ni de nouveau. Ça facilitait aussi les rapports quand le prêtre s’y connaissait un peu en moutons.

dans Je m’habillerai de nuit Terry Pratchett 2010