Le Cheminot et le Métallo… (réforme de la SNCF)


(Fable parodique) Un cheminot, fort stressé par l’annonce de la réforme de la SNCF, s’en fût visiter un métallo de ses amis et s’enquit de ce que peut être l’existence d’un salarié d’une entreprise privée.
– Qu’en est-il de vos horaires de travail ?
– Mais nous commençons à 8 heures et terminons à 17 heures. Mais, attention, nous avons une heure de pause pour le repas… vraiment, c’était 45 minutes mais on a fait grève… 15 jours de grève, on a gagné 15 minutes de pause !
– Oui ! Je me suis quand même laissé dire que vous faites des heures supplémentaires et les trois huit…
– Que nenni ! Comme l’entreprise est en difficulté, le patron ne nous paye pas à rien faire. Pas d’heures supplémentaires à moins de grande nécessité et pas de travail en équuipe. Et le samedi et le dimanche sont tout à nous !
– Soit, mais les jours creux, vous restez attaché à vos machines à tourner à vide ?
– Point du tout ! C’est plutôt le contraire, dès qu’il y a une baisse des commandes, le patron ferme les chaînes les moins rentables.
– Mais vous devez vous démener pour obtenir des dates de congés qui conviennent à vos familles ?
– Ben nooonn !!! Comme le secteur est peu actif en été, l’usine est fermée du 1er au 31 août, le bonheur !!! Et aussi le Jour de l’An, Pâques et son lundi (je l’aime bien Pâques, c’est jamais à la même date), le 1er mai, le 8 mai, la Pentecôte, l’Ascension, le 14 juillet — tiens, on n’a pas le 15 août, puisque l’on est déjà en vacances — le 1er novembre, le 11 novembre et la Noël… Vous aurez tout cela si la réforme de la SNCF passe ?


Moralité numéro 1 : c’est n’est pas avisé de jalouser le statut des cheminots : allez donc conduire un train de 22 heures à une heure du matin !

Moralité numéro 2 : avec une réforme de la SNCF mal conduite, nous aurons une société de chemin de fer privée (ou plusieurs…) avec des trains qui ne rouleront pas de 17 heures à 8 heures le lendemain matin, ni le week-end, ni les jours fériés, non plus en août. Et aux heures creuses, suppressions des trains entre Bécon-les-Bruyères et Val d’Argenteuil.

Moralité numéro 3 : comme l’indique le premier mot de ce texte, je suis un affabulateur et, soyez-en sûrs, les sociétés privées n’ont pas comme objectif d’empêcher les trains de rouler, juste seulement de faire de l’argent par tous moyens.

1 Comment So Far

Jacques says:

Tiens, on n’en entend plus parler de cette réforme !


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